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EXPOSITIONS / EXHIBITIONS :

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Salon d’Automne
Biennale d’Art Contemporain

Bilan d’Art Contemporain (Montréal)

L’art et l’Espace (Marcel Dassault)
Figuration Critique

Salon de Montrouge
Grands et Jeunes d’Aujourd’hui
Sport dans l’Art – U.S.S.E.P. Vincennes
Amnesty International (Paris)

F.I.A.C. (Galerie du Centre)

Galerie du Centre – Paris
Art Expo – New York
Art Expo – Dallas

Art Expo – NewYork
Art Expo – Dallas
Art Expo – Los Angeles
Laforest Museum Harajuku – Tokyo
Affiche “Euro 84” – Marseille
San Francisco
Billy Hork Galleries – Chicago

Art Expo – New York
Art Expo – Los Angeles
Flanaghan, Galleries – Philadelphie
Billy Hork Galleries – Chicago
Miami
Honolulu
Images dans le film “La Triche” de Yannick Bellon
Affiche « France / Uruguay »
Musée de la Villette – Grande Halle
Fête de l’Humanité – La Courneuve

Art Expo – New York
Art Expo – Londres

S.I.C.O.B. – Bureau “Pacifique” (Design) – Label V.I.A.
Galerie l’Entrée des Artistes – Barbizon
L’art Contemporain – Seine St Denis

L’art Contemporain – Seine St Denis
Pragues

Galerie l’Entrée des Artistes – Barbizon
Exposition pour l’Arménie – Espace Cardin

Exposition Mécénat Tour Total – Paris la Défense
Fresque de 16 x 3 mètres – Groupe Univers
Mur peint pour la Ville de Paris

Fresque Quatuor – 1% Architecture Région Ile de France
Depuis cette date Collaboration régulière bisannuelle
Alternative avec Billy Hork Galleries Chicago et Miami
Flanaghan Galleries – Philadelphie
Montserrat Gallery Broadway N.Y.C.
Montserrat Gallery Chelsea N.Y.C.

Entrées de deux bronzes dans un Musée Parisien

Exposition au Sénat à Paris
Collections privées :
France, Belgique, Allemagne, Italie, USA, Pays-Bas, Canada et Hawaii.



De Francis Parent
Critique d’Art

Le ciel, la Terre, la Mer ; tels sont les sujets simples qui apparais-sent avec recursivité dans l’œuvre de Radko. A voir ces images d’une beauté éclatante comme représenta-tion des 3 Eléments constitutifs de d’état de « Nature », il y manquerait d’évidence le quatrième : le Feu… Pourtant à y regarder de plus près, on comprend vite qu’il est bien contenu lui aussi. Plutôt, qu’il s’y indique par son absence même, son « dérobe-ment » entendu dans son double sens Prométhéen et Lacanien. Dans ces paysages idylliques où s’entremêlent harmonieusement eaux limpides et ciels à l’azur insondable, plages dorées et verts cocotiers, le feu (celui « dérobé » au Ciel de Prométhée et transmis à l’homme pour fonder la civilisation) est en effet bien là, domestiqué dans les profondeurs Chtoniennes (dialectique Lacanienne de l’absent/présent). Mais il est méta-phorisé dans ces traces d’une civilisa-tion souterraine hyper-technicisée, dans ces résurgences qui apparaissent à chacune des images de Radko, écar-tant de leurs formes ouvragées la chaude quiétude de cette harmonie générale. Evidentes, avec des hangars gigantesques, des bouches d’aération, et surtout des pistes de décollages, etc… ou semi-cachées, avec des cons-tructions souterraines, des balisages, des plages et même des collines com-plètement artificielles (“Falaise gonflable” s’intitule un de ces tableaux), etc…, toutes ces émergences ouvrent alors cette peinture presque trop belle à une nouvelle dimension si je puis dire plus profonde, plus question-nante. Questionnement d’autant plus exacerbé aujourd’hui, que nous som-mes bien à l’aube d’une Ere Sciento-cratique ; on aura deviné qu’il s’agit ici de l’opposition entre Nature et Culture, une dualité certes sempiter-nelle mais que Radko aura sû parfai-tement renouveler à travers la beauté insidieuse de ses toiles.

Mais, bien qu’il vive douloureusement cette technicité moderne comme dés-humanisante, aliénante, cet artiste n’exprime pas pour autant sans sa peinture un Rousseauisme simplet de la Nature comme un refuge par peur de la Science. Ni même une référence à cette même Nature comme direction de recherche pour d’hypothétiques réponses aux angoissantes questions posées par la destiné humaine comme l’avait fait Maeterlinck. D’aileurs pour ce dernier, les cités enfouies d’insectes sociaux étaient des “parodies anticipées des paradis ter-restres vers lesquelles s’acheminent la plupart des peuples civilisés”. Ici, dans ces tableaux, point de cette vision anthropomorphe au fond plus cauchemardesque que paradisiaque, mais plutôt l’espoir d’une l’Humanité capable de dominer sa folie technico-guerrière et pourtant vivre enfin en parfaite harmonie avec cette Nature. Ici, si la vie est la plupart du temps dissimulée par les profondeurs de l’image, ce n’est pas par volonté d’éradication des techniques nécessai-res au bonheur de l’Homme, mais par volonté de magnifier la beauté envi-ronnante des formes et des couleurs, dans lesquelles peuvent alors s’insérer naturellement de beaux jeunes gens vêtus de leur seule innocence retrou-vée. Et ce n’est sûrement pas un hasard que, dans ces couleur claires et pures qu’utilise Radko, le bleu domine si largement, non seulement dans les ciels immenses et profonds mais aussi sur les sols, les pistes de décollage etc… C’est que, par ses préoccupations picturales, ses affini-tés avec certaines philosophies orien-tales, cet artiste serait en effet plus proche de la « Révolution bleue » prônée par Yves Klein (qui croyait d’ailleurs passionnément aux ouvertu-res possibles de la science) que du simple « Naturalisme » évoqué précé-demment. Ainsi pour Klein, « l’aven-ture monochrome débouchait sur la redécouverte du paradis perdu, le retour à l’état de Nature dans un Eden technique pour tous » nous rap-porte Pierre Restany.

Et, à l’instar de “l’Envol” d’Yves le Monochrome vers un intense désir de pureté, la peinture liliale de Radko est comme une invitation poétique per-manente à décoller de notre univers techniciste sordide actuel, pour une destination peut être lointaine dans le temps et l’espace, mais une destina-tion que la Sagesse de l’Homme et sa Science (une fois éliminés ses maléfi-ces inutiles) auront enfin su rendre Edénique. « Le Néant parti, reste le château de la pureté » écrivait Mal-armé…

Francis Parent
Critique d’Art